Mon Histoire - partie 6
mardi 31 mars 2009 par Fredadmin
Le pouvoir de l’ Amour
"Pour un bébé auquel on a accordé très peu d’attention pendant les premiers mois de sa vie, à l’age adulte un terrible sentiment de solitude est activé dans son système limbique et incite son cortex à espérer :" Peut-être quelqu’un va-t-il venir me tenir compagnie. Je vais téléphoner à mes ami(e)s. Je me sentirai moins seul s’ils viennent me voir."
Accompli sans réfléchir, cet acte est un moyen de se défendre contre le sentiment. Et si nos parents n’ont cessé de nous demander ( même implicitement ) de sourire au lieu d’avoir un air renfrogné, même le bonheur peut-être une défense ; nous donnons l’impression que tout va bien, alors qu’il n’en est rien.
Si la personne pouvait ressentir sa tristesse et ses causes, sans doute ne serait-elle pas déprimée ! Après tout, c’est cette tristesse aggravée par d’autres sentiments qui constitue la dépression. Elle regroupe toute sorte d’expériences disparates où l’enfant n’a pu communiquer son chagrin aux parents. Nombre de patients qui souffrent d’hypertension ou de migraines racontent qu’ils ont eu une enfance heureuse. Quelques mois plus tard, ils se tordent par terre en pleurant sur les souffrances qu’ils ont endurées au début de leur vie et leur migraine disparaît. Personne ne leur a suggéré l’existence de cette souffrance. Elle leur revient en revivant leur enfance. On peut leur apprendre à fouiller dans leur fichier cérébraux, mais personne ne sait ce qui s’y trouve.
Une patiente, que son petit ami venait de quitter au bout de deux ans, était anéantie et ne cessait de lui téléphoner pour le supplier de revenir. Il lui avait pourtant demandé de ne plus l’appeler, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher, et s’était mise à le harceler. Puis elle avait eu un terrible accès de cafard et était restée déprimée pendant des semaines sans sortir de son appartement, sans faire signe à ses amis et n’attendant plus rien de la vie.
Elle a finalement revécu sa naissance où elle s’est sentie paralysée par une forte anesthésie, ce qui lui avait développer un syndrome " lutte-échec" qui la faisait rapidement renoncer à la moindre difficulté. La relation qu’elle avait eue avec ses parents n’avait fait qu’aggraver les choses : ils s’étaient montrés peu expansifs et très distants sur le plan émotionnel, si distants qu’elle avait renoncé à obtenir leur amour, s’était repliée sur elle même, et passait pour une enfant solitaire.
A l’age adulte, chaque fois qu’elle entrevoyait une possibilité d’amour, elle en devenait obsédée et s’accrochait au moindre espoir. Et c’est ce qui rendait sa situation désespérée : sa demande affective était si forte qu’elle faisait fuir les hommes. Plus elle était en manque et moins on lui donnait.
L’objectif de la thérapie primale est de relier la souffrance inconsciente des niveaux inférieurs à la mémoire corticale frontale, afin d’atteindre la véritable conscience. La conscience est le but ultime de la thérapie ; rendre l’inconscient conscient et éliminer la pression qu’il exerce sur l’organisme."
En lisant ce texte, je me suis vraiment retrouvé. J’ai retrouvé la cause de mes échecs sentimentaux à répétition. J’ai vu quel programme tournait dans ma tête.
Pour mes amis, et ceux qui me connaissent un peu, je peux dire que cette histoire est la mienne. S’il est vrai qu’à quelques détails près il y a des différences, ce que j’ai vécu ces derniers temps correspond exactement à cela.
Ma petite amie à l’époque (la pauvre El), combien de fois l’ais-je suppliée, (j’imagine même harcelée au téléphone) de me pas me quitter, (comme J.Brel - ne me quitte pas) mes amis qui m’ont écouté et tenu compagnie pendant des heures afin que je ne sentent pas cette tristesse et cette solitude, pourront comprendre sans doute.
Même si je ne me suis pas isolé de mes amis comme cette patiente dans l’histoire ci-dessus, combien de fois ais-je donner l’impression d’être heureux alors qu’il n’en était rien.
Quelle énergie utilisée pour me rendre intéressant et attirer à moi quelque attention, un peu de sympathie, de regards chaleureux et de reconnaissance. Tout cela afin de ne pas affronter ces sentiments d’injustice, de rejet, d’abandon, de tristesse.
La création de ce site mieux-vivre en est un reflet.
Combien de signes de reconnaissance ais-je obtenu et quel réconfort ?
Tout cela pour ne pas affronter ma propre souffrance, celle de la solitude.
Combien de personnes contactées par mail m’ont tenu compagnie avant que je ne découvre ce besoin non reconnu, non conscientisé.
Il a fallu l’amour ! Celui que j’éprouvais pour une femme ! Grâce à sa fermeté et le respect d’elle même pour ne pas se laisser envahir et ne pas prendre en charge un homme handicapé de naissance, pour que je puisse accéder à moi-même, à mes peurs, à mes limites, etc.
Quel cadeau que celui-là !
Oui j’en ai souffert, et je lui dis "Merci".
Merci à toutes celles qui m’ont fait souffrir. Qu’elles soient bénies !
Je ne peux que remercier ici tout ceux et celles qui ont été là, présent(e)s dans ma vie, qui m’ont guidé et aussi, reconnaître le miracle de l’intelligence du corps.
Si ce texte peut aider à comprendre ce qui nous a manqué dans la vie, cela nous évitera de commettre les mêmes erreurs avec nos enfants et nous créerons ainsi de nouveaux êtres humains. Nous pouvons faire ce choix, parce que nous avons compris les mécanismes qui sont en jeu.
Et tout cela porte un seul et unique nom : L’Amour.
fr
L’auteur de ce site
?
|
OPML
?
