Mon Histoire - partie 5
mardi 31 mars 2009 par Fredadmin
Après environ un an et demi de vie au soleil, j’appris que mon devoir de militaire m’attendait.
Vu mon éducation et, à l’époque, ne sachant pas trop quoi choisir, influencé par maman, (ayant choisi de suivre sa route non-violence Gandhienne) j’ai choisi de suivre ces conseils et j’ai accepté, avec beaucoup de regrets je dois direr de quitter l’île de beauté pour effectuer mon service. Non pas militaire, (maman s’étant renseignée pour moi) mais un service civil.
Décidé de rentrer en Belgique, je ne dirai pas chez moi car je ne savais plus très bien ce que cela voulais dire, je fis mes valises et, en stop, fit le voyage retour.
Naïf, n’ayant encore jamais eu de contacts physique intimes, ni avec hommes ni avec les femmes, ne connaissant absolument rien à la sexualité et n’ayant donc pas appris à sentir les pièges des gens malintentionnés vu que je vivais à l’écart de tout ça, j’acceptai de passer une nuit à l’hôtel avec un homme m’ayant promis de me ramener le lendemain, généreusement vers Paris.
Mais cet homme avait d’autres désirs cachés.
Celui de se faire plaisir avec un charmant innocent.
L’horreur ! Comment peut-on abuser ainsi de l’innocence, de la naïveté, dans le sommeil d’un être humain ! Je fus dégoûté des hommes ! Maman avait raison ! Les hommes, tous les mêmes !
Combien d’enfants, de femmes, d’innocents ont du vivre cette expérience là sans savoir ce qui leur arrivait.
Triste, honteux et déboussolé à la fois, ne sachant nullement ce qui m’était arrivé ce matin là dans cette chambre d’hôtel, je continuai ma route, sur mes gardes cette fois.
Je me sentais mal, ignorant, anormal, original, comme on me l’avait toujours dit d’ailleurs.
Après quelques semaines en Belgique, malgré des lettres quotidiennes à ma bien-aimée restée dans son île, ma relation sentimentale se termina. Déçu, triste, je cherchai à connaître la raison de cette fin.
Plus tard j’appris "On n’épouse pas un homme qui ne fait pas son service militaire. Il faut être un homme, pas une mauviette, apprendre à se battre".
Eh oui ! Pourtant je sais combien cela a été dur, après avoir vécu dans une île paradisiaque, de vivre dans une ville froide, de ramasser les estropiés, les brûlés, les morts sur la route ou sous un train, d’emballer sous plastique les malheureux jeunes qui se suicident, pendus ou empoisonnés, ceux qui ont quitté notre monde tout seuls, abandonnés, parfois étant restés plusieurs semaines à moisir sur un lit, rongés par les vers. Sans doute que jamais ceux qui effectuaient leur service militaire traditionnel n’auront vécu pareils souffrances et découvert tant de misère humaine. Oui, ils s’en passent des choses chez nous, à Bruxelles.
Après un an et demi de ce travail nocturne d’ambulancier, après avoir ensuite découvert encore un autre métier dangereux et difficile, (agent de sécurité), je m’engageai dans une société de transport en commun.
Les relations familiales resteront assez tendues vu ma façon de vivre différente de ce que mes parents imaginaient la meilleure pour moi.
Que d’incompréhension, de jugements, de critiques de part et d’autres. Ceci est bien, ceci est mal !
Quel monde horrible ! Qu’est-ce qui pourrait m’apporter un peu de joie sur cette terre ?
Que me manque-t-il donc pour être heureux tout simplement, comme tout le monde ! Comme la majorité !
Quelle galère ! Est-ce cela la vie ! Sommes-nous tous nés pour ça ?
Enfin, j’allais découvrir une grande source de joie et de plaisir. Le toucher intime, la sensualité, les caresses avec une femme ! Être aimé ?
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