Mon Histoire - partie 4
mardi 31 mars 2009 par Fredadmin
Dès 1985 donc, j’avais un ulcère d’oesophage, une oesophagite peptique. (Baret)
En 1996, mon médecin traitant, n’arrivant pas à bout de mes maux (ou de mes mots ), voyant bien que je ne guérissais pas avec ces traitements de plus en plus forts (Gaviscon, Zantac, Losec et Logastric en plus des nombreuses gastroscopies) m’a dit : "Prends rendez-vous avec un chirurgien à Bordet pour une opération chirurgicale afin de rémédier à ce problème, autrement un cancer pourrait se développer un cancer dans un délai très court.
Heureusement qu’il m’a dit ça ! Oui, ça m’a fait un grand choc !
Cela m’a fait réfléchir un peu, comme maman, quelques dizaines d’années plus tôt, lorsque les médecins voulaient lui amputer les deux jambes. (S’il vous faut des preuves médicales, elles sont là)
La biologie totale, la médecine nouvelle des Dr. Claude Sabbah ; Dr. R.G.Hamer ; Dr.Salomon et R.Sünder m’a aidé à digérer tout ça, et à résoudre ce conflit qui s’éternisait dans ma tête et à gai-rire enfin de mon passé.
Qu’est-ce que j’arrivais pas à exprimer ? J’avais du mal-a-di-re.
Le mal-a-dit, avale, ou recrache ce passé, cette colère en toi.
La suite, c’est une autre histoire...Ma vie (consciente) ne faisait que commencer !!
Ce que la chenille appelle la fin du monde, le sage l’appelle papillon !
Octobre 1979.
17 ans. Arrivée en Corse. Une nouvelle vie commence.
Découvrir comment vivent les autres, ceux qui ne pensent pas comme moi. Ceux qui, selon ce que j’ai en tête, n’ont rien compris à la vie, les pollueurs, les violeurs, les saccageurs, les mauvais.
Et maintenant que je suis libre, comment vivre ? En faisant comme les autres, sachant que c’est mauvais, et alors décevoir les parents et entendre leurs critiques ou bien faire comme les parents et subir les moqueries des amis et des collègues de travail.
Plaire à tout le monde, pure illusion !!
Et moi là-dedans, qu’est-ce que Je veux ?
Qui suis-Je ?
Choisir, prendre position. C’est ça grandir. Choisir sa vie et devenir responsable.
Comment choisir quand d’autres ont depuis toujours choisi pour moi, quand d’autres savaient mieux que moi ce qui était bon ou mauvais.
Comment trouver la confiance en soi quand on a jamais eu la possibilité de s’affirmer, quand on a pas appris à s’écouter, à écouter son corps et ses besoins les plus fondamentaux.
Ayant choisi en priorité de survivre, de trouver du travail, pas de place pour philosopher, pour douter.
Comment dire aux parents dans une lettre, que je suis comme les autres, que j’aime la vie ici. Que j’aime les restos, la cuisine traditionnelle, la musique, les amis, et le luxe, et que j’éprouve du plaisir dans ce monde là ! Quel tristesse d’avoir un tel fils ! Que d’efforts inutiles ! Un fils qui est fou !
Je ne me sentais ni comme les autres qui profitaient à fond de la vie, librement, ni comme les parents qui m’avaient fait découvrir la superficialité, la nocivité de certains comportements, de certains aliments. J’aurais bien aimé accompagner mes amis Corse lors de leur sorties pour le simple plaisir de goûter aux joies de la vie, aux joies de l’adolescence. Mais je savais aussi ( je croyais mieux savoir qu’eux en fait ) que je m’empoisonnait un mangeant comme les autres, des produits raffinés, en fumant et en buvant quelques verre pour faire comme les autres. J’avais la possibilité de faire tout ce que Je voulais, tout en étant très mal dans ma peau.
J’étais libre, sans l’être vraiment, puisque prisonnier au fond de moi, de mes propres croyances, préjugés.
J’appris la cuisine française, à conduire une voiture, et même, je rencontre (très amicalement bien sûr) ma première petite amie. Enfin, un garçon sérieux, qui ne pense pas qu’au sexe, qui ne drague pas et me respecte. Comment lui expliquer que je ne suis pas comme les autres hommes et que c’est sans doute plus par peur que par choix. Autant rester amis, cela m’évitera le rejet et les moqueries, encore une fois.
Cette aventure Corse, bien agréable, m’a apprit de multiples choses, des questions intimes ont surgi en moi. Cela m’a fait découvrir des peurs multiples, mais aussi des désirs cachés, inavouables.
N’ayant jamais reçu la moindre information ou éducation sexuelle, n’ayant aucune idée des gestes de séduction, une relation d’affection, amicale mais très sentimentale a vu le jour. Ah que c’était joli, innocent ! Mais je ne savais vraiment pas quoi faire avec tout ces sentiments, avec ces réactions corporelles inconnues jusqu’alors ! Cela en restera là, enfoui au fond de moi, prêt à naître.
Fini le végétarisme, l’écologie, le respect de la nature, l’obéissance et le respect de ce qu’on m’a appris.
Ramasser des olives, cuisiner, me débrouiller seul, apprendre à demander de l’aide et des conseils, boire un peu avec les copains, mais, simultanément j’avais un étrange sentiment de solitude.
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