Vivre libre

Mon Histoire - partie 3

mardi 31 mars 2009 par Fredadmin

Alors que maman souffrait atrocement de migraines depuis des années, de problèmes de circulation du sang, elle a fait la découverte d’une autre médecine. L’homéopathie.

Là où les médecins traditionnels allopathes ne trouvaient aucune solution à ses problèmes de santé de plus en plus aigus, là où la médecine classique la plus moderne (parait-il) lui proposait même l’amputation des jambes comme solution,l’homéopathie, elle, (médecine non reconnue conforme) l’a guérie en 3 mois.

Pour la médecine classique, je dirais qu’il s’agit là d’une énorme erreur médicale, d’une erreur chronique, non scientifique, d’INCOMPETENCE, d’ignorance voulue.

A l’heure actuelle, l’homéopathie n’est toujours pas reconnue officiellement, malgré que ça marche très bien et qu’il n’y a pas d’effets secondaires. Evidemment, les lobbys pharmaco-chimiques non pas intérêt à perdre leur marché Ô combien lucratif.

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Cataplasmes d’argile, nourriture biologique, vie au grand air, végétarisme, suppression de tout ce qui était raffiné. Mais aussi nouvelle philosophie, dont, la non-violence de Ghandi.
Tout ces changements l’ont transformée et lui ont fait comprendre combien elle avait été trompée par l’éducation, la religion, par ses propres croyances en des préceptes, des rites, des traditions, et aussi par la peur du qu’en-dira-t-on !
En quelques jours, tout ce qui m’avait été imposé de force pendant des années, tout ce à quoi je m’étais adapté par tant de frustrations, m’a été retiré. (pauvres neurones)
Viande interdite, dimanche à l’église terminé, diplômes inutiles au point de revenir en primaire au lieu de continuer au collège. Toutes les valeurs auxquelles ils m’avaient fait adhérer ont été balayées, supprimées.
Au point d’en souffrir le martyr à l’école, où, de force, étant devenu végétarien, mes compagnons de classe me firent avaler de force des saucissons (encore avaler).
Enfin, afin de ne plus être conditionné, influencé négativement par le système contre lequel mes parents se sont révoltés, je fut donc pour de bonnes raisons, retiré de l’école. (pour un autre conditionnement)

Pourquoi continuer l’école traditionnelle ? Pour apprendre à flirter, à draguer, à se droguer, à fumer, à parler vulgairement comme les autres, à polluer. Pour apprendre des tas de mensonges aussi.
J’ai même entendu maman me dire que j’étais martyr pour une bonne cause.
Quelle tristesse de ne pas avoir mon grand frère ou un père pour me défendre face à toutes les moqueries et frustrations subies.
Ayant appris depuis peu que la violence était mauvaise, que je serais moi aussi un mauvais garçon si je me révoltais, j’ai donc avalé tout ça, résigné !
L’école terminée, je restai vivre auprès de mes parents, protégé des autres, mais mis aussi à l’écart de la société.

(Il est bon de savoir qu’en Belgique, si l’instruction scolaire est obligatoire, la fréquentation d’une école ne l’est pas)


Radios et TV interdites, je vécu donc isolé du monde, dans un cocon de protection.
Pas moyen de compter sur une aide extérieure. Et d’ailleurs, qui aurais-je été voir ? Des hommes fous ?
Ma grand-mère paternelle peut-être, oui !
Ce ne fut pas fini malheureusement pour moi. D’autres dogmes, d’autres religions (autrement dit, des sectes).Pour moi, c’est du pareil au même.
Théophanie, protestantisme, évangélisme, renouveau charismatique, amis de l’homme, amis de l’arche, etc., etc..... Des gens qui détiennent tous la Vérité.

Et en ce qui concerne les régimes alimentaires, idem.

Des personnes animées d’esprits sectaires surtout, des luttes pour le pouvoir, des luttes d’egos.

A l’époque, je suivi la plupart de ces changements de vie sans vraiment savoir pourquoi, et certainement pas par conviction.

Que fallait-il penser de tout ça ? 

Tout ce que je voulais, c’était de vivre enfin, de profiter de la vie, de voir des choses belles et simples, dans la joie et l’optimisme, et non dans la colère et la tristesse.

Si je restais assis des heures à écouter tel pasteur ou tel gourou, au temple ou à l’église, c’était plus pas peur de déranger et d’être mal vu. 

Peur de perdre l’affection des parents surtout ! Envie aussi de reconnaissance pour les efforts accomplis, besoin de plaire et de recevoir leur attention.
En analyse transactionnelle on appelle cela des strokes.

Ah ! Qu’est-ce que je me sentais heureux lorsque j’entendais qu’on disait de moi :

Frédéric, quel bon outil, qu’est-ce qu’il est sage, quel beau sourire, un ange ! J’ai vite compris, (sans en avoir conscience) que j’étais aimé pour ce que je faisais, non pour ce que j’étais.

Faire pour plaire.


Tout le monde veut le progrès ! Tout progrès nécessite des changements, tout changement nécessite une certaine souffrance.
Finalement, arrivé à l’age de 17 ans, ayant appris à tondre les moutons et à traire les chèvres ; ayant pratiqué 3 ans la culture biologique et aidé à restaurer une vielle ferme de la cave au grenier, mes parents n’acceptant pas de vivre avec des enfants n’ayant pas les mêmes idéaux, et moi, en ayant assez de tous ces bouleversements, de ces tortures psychiques, et surtout attiré par une autre vie, (celle qui m’avait été interdite) ayant en-vie de découvrir les joies de l’amour (traditionnel, celui des médias) du plaisir et des plaisirs que nous offre notre société de consommation, ne connaissant rien des plaisirs sexuels, et probablement souhaitant découvrir qui j’étais et de me choisir mes propres répères, je décidai de quitter mon repaire et rejoindre mon grand frère en Corse où j’ai appris à vivre en société, parmi les autres.
Enfin, la liberté...... !!!?? Fin de la dictature !!?? 
Que de bouleversements et de découvertes m’attendaient encore !
Je n’étais pas prêt d’avaler toute cette histoire !
Avaler, ça ! Tant de changements, de violence, d’injustice, de manque de respect ! Avaler ce passé ?
Difficile à avaler !? Avaler quoi ? Un morceau de viande rester en travers ? Avaler toutes ces frustrations. (la médecine matérialiste ne peut pas voir les choses immatérielles. Vous les docteurs, avez-vous dejà vu une peur se manifester via un scanner ?)
Mais vous savez quoi ?

Le cerveau, lui, ne fait pas la différence entre le virtuel, le réel ou l’imaginaire, le symbolique (voir psychobiologie).

Quand vous rêvez d’un gorille qui vous poursuit la nuit, n’avez vous pas votre coeur qui accélère et votre tension qui monte ? Pourtant, ce n’est qu’un rêve ?

Et oui, pour le cerveau, quand un morceau reste coincé dans l’oesophage, qu’il soit réel, imaginaire ou virtuel, cela revient exactement au même. Il s’agit du même ressenti.
Vous savez, c’est comme quand vous dites :"je n’arrive pas à digérer le sale coup que mon copain m’a fait. Le coup en question, ce n’est pas matériel. Au scanner et aux radios, vous ne verrez rien, sauf l’ulcère.
C’est ainsi que j’ai développé un ulcère d’oesophage qui a duré plus de 15 ans.

Suite voir partie 4