Mon Histoire - partie 1
mardi 31 mars 2009 par Fredadmin
A la demande de nombreuses personnes, et aussi dans l’espoir de donner l’envie d’aimer vraiment nos enfants, de mieux comprendre nos parents et ce que vivent ceux qui nous entourent, mais encore, d’avoir plus de compassion envers nous-mêmes, j’ai décidé de publier mon histoire, ce que j’ai vécu comme expériences et ce qui m’a amené à découvrir ce que j’exprime via ce site.
(La rédaction de ce texte date de l’année 2000)
Sans doute cette démarche pourra paraître narcissique pour certains et pour d’autres, ce sera du voyeurisme ou de la curiosité mal placée.
Chacun la verra selon son propre point de vue !
"A chac-Un sa vérité" comme l’a écrit P.L.Pirandello, prix Nobel de littérature dans les années trente.
Nous sommes libres d’adopter les meilleurs points de vue.
Cette histoire n’est pas là dans le but d’implorer votre pitié, d’attirer votre attention, vos critiques, vos jugements, mais plutôt pour que vous puissiez comprendre l’incroyable plasticité de notre cerveau, sa capacité de résilience.(1)
Vous êtes libres d’en tirer les conclusions que vous souhaitez pour vous-mêmes, de voir à travers votre propre histoire de vie.
Cette histoire personnelle pourra aider ceux qui le voudront à mieux prendre soin d’eux-mêmes, de se mettre à l’écoute d’eux-mêmes, de la vie en général.
Il est évident que mes propres expériences de vie m’ont sensibilisé très tôt aux divers modes de comportement destructeurs et autodestructeurs qui se transmettent telle une malédiction, de génération en génération, tout au long de l’histoire.
Les traumatismes vécus par les parents au cours de leur enfance et adolescence dans leur famille d’origine, laissent en eux des blessures qui les rendent incapables d’assumer correctement leurs rôles de mari, femme, père et mère. En conséquence, ils infligent à leur tour des blessures affectives à leurs enfants.
Rompre ce cercle vicieux est l’un des défis majeurs de la psychologie et de la psychiatrie modernes.
1. Une journée très spéciale.
Ce jour là, j’avais rendez-vous avec une amie,une connaissance, kinésiologue(2),afin d’effectuer un travail de découvertes sur moi-même.
Étant donné que je vivais depuis de nombreuses années gros problèmes d’angoisse, d’anxiété, de peur, de manque de confiance en moi, j’ai décidé de découvrir pourquoi dans mes relations ( affectives plus particulièrement ), je retrouvais régulièrement les mêmes difficultés ; sentiments d’abandon, de rejets, de peur de blesser, de mal faire ou de faire mal.
Et aussi pour quelles raisons recherchais-je un contact (féminin) pour être heureux ?
Lorsque en cours de séance cette femme kiné m’a dit, entre autres choses, qu’un traumatisme de naissance était la cause de ces problèmes, (ce que je savais déjà suite à la lecture de nombreux livres, d’expériences et de témoignages divers), j’ai compris combien il était urgent que je trouve une solution (non-médicamenteuse) pour guérir.
En cherchant dans mes souvenirs les plus lointains, je me suis souvenu avoir entendu que lors de ma naissance j’avais le cordon ombilical autour du cou, (premières difficultés réelles pour avaler, surstress ) et, que de ce fait, j’avais manqué d’oxygène ! Etant tout bleu, j’avais passé les premières heures de ma vie sur terre sous une cloche.
Pourquoi cela m’a-t-il frappé, marqué, interpellé plus fort ce jour-là ? Vous allez comprendre en lisant la suite.
Je savais déjà, grâce au témoignage de maman, que cette grossesse n’était pas désirée. (dur d’avaler ça aussi ).
Je savais aussi grâce à elle qu’elle avait eu certaines angoisses du à cet évènement mais qu’elle avait aussi de grosses inquiétudes, peurs, dans la vie en général.
Après cette séance, attendant le bus qui me ramènerait chez moi, j’ai jeté en oeil dans la vitrine de la librairie qui se trouvait là, juste devant mes yeux, sous mon nez.
Parfois les solutions sont juste sous nos yeux mais nous ne les voyons pas, car justement, "c’est tellement proche que ça crève les yeux."
Un livre en vitrine a attiré mon regard.
Son titre : "La Biologie de l’Amour". Paru aux éditions du Rocher.
Je suis rentré dans cette librairie, je l’ai ouvert et suis tombé immédiatement sur le titre suivant :
MANQUE D’OXYGÈNE =UN MANQUE D’AMOUR.
Quelle surprise !
Approfondissant ma lecture, j’ai découvert un autre titre qui m’a interpellé : Le traumatisme de la naissance et son influence sur notre vie.
Alors que je venais de me rappeler que j’avais passé mes premières heures de vie sous une cloche (à oxygène bien sûr), je tombe sur ce titre peu banal. Quel hasard tout de même !!
Je ne vous écrirai pas ici la totalité de ce livre dans mon histoire, (ce n’est pas le but), mais voici un passage qui pourrait vous intéresser.
Si notre corps ne reçoit pas d’oxygène alors qu’il en a besoin, il souffre.
Priver un nouveau-né d’oxygène, c’est comme priver un enfant de deux ans de tendresse.
Dans les deux cas, c’est un manque d’amour, car leurs besoins sont insatisfaits.
Ce que nous appelons amour - et peu importe en fait le nom qu’on lui donne - n’est autre que la satisfaction de nos besoins fondamentaux. Il est clair qu’un enfant qu’on laisse mourir de faim n’est pas aimé.
Ensuite, en rentrant chez moi, lisant le livre dans le bus, les émotions ont commencé à arriver.
Je comprenais enfin pourquoi mon amour lors de mes relations affectives semblait étouffant. TILT.
Ayant manqué d’oxygène à la naissance, (sensation d’étouffer) ma recherche d’affection est assez étouffante vu que cela me rappelle un souvenir inscrit au plus profond de moi-même dans ma mémoire cellulaire. Suite mon histoire partie 2
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